Une randonnée de 17,5 km/500m environ au départ de Montceau (38) conduite par Dominique NICOLAFRANCESCO et Yvette CHANTEUR.
Beaucoup de chemins forestiers, un peu de goudron, mais toujours une bonne ambiance grâce aux 26 randonneurs.
Par Cessieu et la Chapelle de la Salette (Implantée sur le site de l’ancien château du Chatelard), avec vue sur la plaine.
Puis par Ruy, traversant le ruisseau de l’enfer et ses chemins glissants.
Tout cela nous conduit sur la route du retour et un passage au calvaire de Bonne Conduite et à la Chapelle du même nom.
Mais pourquoi ce nom ? Pourquoi cette construction ?
Peut-être pour un religieux qui avait réussi son permis de conduire ? Non !
Ou pour méditer devant ce monument et nous amener à la question : pourquoi ne pas tous avoir une bonne conduite ? 😄 Ainsi, nous repartons en covoiturage 😇
Texte et Photos de Jean-Philippe VILLARD + Photos de Pascale ROQUE.















CALVAIRE DE NOTRE DAME DE BONNE CONDUITE : QUI L’A FAIT CONSTRUIRE ?
Les travaux d’édification du calvaire ont probablement commencé 1887. C’est un religieux, Frère PASSARION, de son nom Joseph Blanchin, qui en est à l’origine.
Né à Montceau, plus précisément à Chatonnay, hameau situé en bas de cette colline, il travaillait aux écoles chrétiennes de Caluire et a participé à l’édification du calvaire.
Nous avons retrouvé le marteau qu’il utilisait et les lettres dans lesquelles il explique à son beau-frère résidant à Montceau et dont les descendants sont les familles Doublier /Comberousse, comment sceller les grilles, fixer les croix ou récupérer en gare de Bourgoin le tronc scellé aux grilles.
Le calvaire proprement dit est enfermé dans un enclos rectangulaire aux grilles en fer forgé, ouvert par un portillon. Sur le monument se dressent les trois croix du Golgotha : nous avons ici la croix centrale -la plus haute- qui porte le Christ, la vierge Marie à gauche et Saint-Jean à droite.

Ces statues sont en fonte de fer et sont l’oeuvre de Louis Gasne (nom inscrit au pied), maître fondeur des fonderies de Tussey qui ont réalisé de nombreux objets artistiques, les deux fontaines monumentales de la place de la Concorde à Paris en sont un bel exemple.
Les croix sont scellées sur des socles cubiques avec au-devant une pierre horizontale pour s’agenouiller ; à la croisée, une plaque rivetée de forme carrée porte le numéro de la station en relief.
Le calvaire a été inauguré le 29 mai 1889 par Monseigneur Fava, évêque de Grenoble.
Il a été donné en 2006 à la commune par les familles Doublier / Comberouse, successeurs de frère Passarion. Source : pancarte sur le site
Pourquoi cette chapelle est-elle placée sous le patronage de « Notre Dame de Bonne Conduite » ? Nous sommes au XIIIème siècle, lors de la 7éme croisade (1248-1254) à l’époque de Louis IX de France dit Saint-Louis qui partit reconquérir les Lieux Saints.
La légende, transmise depuis plusieurs siècles raconte qu’un Croisé, probablement le noble seigneur qui habitait le château situé à l’emplacement du Calvaire actuel, revenait des croisades, lorsque son embarcation faillit sombrer dans une mer démontée par la tempête. À genoux sur le pont, le chevalier prie et invoque celle que l’Église appelle l’Étoile de la Mer, « Ave Maris Stella », et il promet à cette bonne Mère, si elle vient à son secours, de lui faire élever un petit sanctuaire sur la colline la plus haute de son pays….
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